L’immunité des plantes : un nouveau mode d’activation par voie mécanique
Pendant longtemps, nous avons pensé que les plantes « voyaient » les bactéries uniquement via des récepteurs classiques (les PRR). Les travaux de Guillaume Gilliard montrent que la réalité est bien plus diverse et plus « physique » que prévu.
En étudiant la surfactine, les travaux montrent comment elle booste l’immunité de la plante Arabidopsis thaliana :
Contrairement aux modèles classiques, ici, pas de récepteur protéique dédié.
La surfactine interagit directement avec les sphingolipides de la membrane végétale.
Cette interaction déforme la membrane, ce qui active des canaux ioniques mécanosensibles.
Image générée par IA
Cette découverte révèle un mécanisme d’immunité totalement inédit, basé sur la biophysique de la membrane plutôt que sur la reconnaissance moléculaire standard. Cela ouvre des perspectives pour protéger les cultures de manière naturelle en utilisant les mécanismes de défense innés des plantes.