Une étude sur le microbiome du sol et son impact sur les phytopathogènes dans Plant Stress
En collaboration avec des équipes Tchèques et des laboratoires de l’Universite de Bourgogne et de l’Universté Paris-Est, Eric Ruelland et ses collaborateurs ont publié un article intitulé « Artificial selection of suppressive or conducive rhizosphere microbiota circumvents the growth-defense trade-off due to a foliar pathogen » dans la revue Plant Stress.
Dans cette étude, une approche pour orienter le microbiome du sol associé à Arabidopsis thaliana vers des communautés suppressives ou propices à la bactérie foliaire Pseudomonas syringae a été mise en place.
Les principaux résultats ont montré que les sols « suppressifs » limitaient la sévérité de la maladie et la prolifération de Pseudomonas syringae tandis que les sols « propices » amplifiaient les symptômes. Chaque type de sol s’enrichit en communautés microbiennes distinctes et les dynamiques hormonales liées à l’acide salicylique et au jasmonate participent à la modulation des réponses locales et systémiques. Ces résultats ouvrent des perspectives pour manipuler les microbiotes du sol par sélection dirigée, afin d’améliorer la santé des plantes et la durabilité des agro-écosystèmes.